ACTUALITÉ

Communiqué de l’Association Sleep-In du 3 juillet 2016

TRAVAIL SOCIAL EN CAGE

Le lendemain de cette signature, mardis 28 juin à l’aurore, la police fait évacuer des jardins les personnes qui les occupaient encore, et avec la voirie, ils démantèlent le campement, jettent toutes les affaires personnelles des personnes qui n’avaient pas eu l’occasion de les mettre en lieu sûr et fait installer des clôtures de deux mètres autours de la maison sans consulter et informer l’association.

Nous sommes en cage.

L’association ne peut fournir des conditions d’accueil respectueuses avec un tel dispositif. Afin qu’elle puissent remplir son mandat d’accueil elle doit pouvoir travailler en adéquation avec les principes du bas-seuil (accueil sans jugement, accessibilité inconditionnelle et assurer l’anonymat des personnes, à ce sujet voir décision de la muni en 2008) offrir des conditions d’hébergement dignes, salubres, sécurisées et créer un dialogue avec les usagers et usagères.

Comment depuis mardi passé, peut-on donner un accès aux pompiers, Emus, les ambulanciers et à nos propres véhicules pour diverses livraisons? Le portail temporaire n’est pas assez large pour laisser passer un véhicule.

Il y a tant de raisons à s’opposer à l’installation de ces barrières qu’on vous en soumet encore une et pas des moindres. Le Sleep-In est un lieu d’accueil de nuit qui crée un lien de confiance avec les personnes qui fréquente l’endroit, ce lien est à la base de notre travail. Ces barrières mettent à mal cette confiance.

La municipalité a fait fi de notre expérience et notre expertise, alors que nous n’avons jamais failli à notre mandat en 23 ans d’existence.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions et remarques

 

Communiqué de l’Association Sleep-In du 01 juillet 2016

Suite à la fermeture de l’abri Pc en mars de cette année et à l’évacuation de l’occupation des locaux d’Heineken à Renens, nous avons prévenu la municipalité de Lausannne que nombre de personnes dormait déjà dans les jardins de notre maison. Sans possibilité d’avoir accès à une place dans les centres d’accueil d’urgence, ne correspondant pas aux critères facilitant une réservation (suisse, permis de travail, femme, fragilités diverses) ces personnes n’avaient pas d’autre solution.
La municipalité, propriétaire du terrain, a décidé de tolérer la présence de ses personnes la nuit. La journée, un agent de sécurité devait appeler la voirie si tout début d’installation était visible (tentes, bâches, et ceatera) afin qu’il soit détruit. Cela n’a pas été fait. Nous n’en connaissons pas les raisons. Nous avons maintenu, poussé même un dialogue, à propos du jardin, avec la ville de Lausanne dès ce printemps.
Début juin 2016 près de 100 personnes dormaient autours de la maison sous des abris de fortune dans des conditions de salubrité intolérable… Le service social lausannois a accepté d’aider les occupantEs du jardin en nous aidant à payer la facture des toilettes chimiques que nous avions installées à l’extérieur. C’est la seule aide qui a été accordée malgré nos appels et rendez-vous. Nous, nous avons donné un accès aux douches de la structure, aux personnes qui souhaitaient se doucher quelques dimanches en journée, bénévolement. Le dimanche, le Point d’Eau étant fermé c’était une question sanitaire.

Seule deux organisations ont réagit concrètement pour soutenir les occupantsEs des jardins: le collectif Jean Dutoit et La Maraude (aide aux sdf lausannois).

La suite est ubuesque, canton et municipalités décident, pour palier la crise humanitaire des jardins du sleep-in, de mettre en place un harcèlement policier dont occupantsEs du jardin, membre des collectifs, usagères et usagers du sleep-in, travailleurs et travailleuses de la structure seront victimes. Arrestations de masse, contrôles au faciès, brutalité. Les témoignages sont nombreux et édifiants.

La suite est encore plus étonnante, mais on vous laisse déjà digérer tout cela.

Hésitez pas à prendre contact avec nous pour toute question ou remarque.

 

« Le Courrier »  article du 10 juillet 2015

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